Nous voilà donc à 16h mon 9ėme jour de marche, et j’ai rendez-vous Piazza Roncas dans le centre d’Aoste avec Laura, qui a généreusement accepté de m’accueillir deux nuits chez elle quand je l’ai contactée par Couchsurfing (petite explication pour ceux qui ne connaissent pas: il s’agit d’un site qui permet d’héberger et d’être hébergé partout dans le monde gratuitement, le but étant la rencontre interculturelle et la découverte de la vie locale telle qu’elle est vraiment vécue par les locaux, un principe absolument génial !). Bref, Laura arrive, elle est adorable et je me sens tout de suite à l’aise. Je découvre son appartement, en plein centre de la ville, et nous partons rapidement en virée. Laura est enseignante en art, ce qui ne gâche rien pour découvrir Aoste la romaine, où les vestiges sont partout. Les murs respirent l’histoire… Mais la ville est aussi très moderne, je le découvre en dégustant une bière artisanale de la brasserie locale B63, dans un lieu qui n’a rien à envier aux Places To Be parisiennes. La soirée se poursuit avec un petit dîner entre amis, je me prendrais presque pour une valdotaine !
Après une merveilleuse nuit et une grasse matinée hautement appréciée, Laura m’emmène dans un endroit qui me touche particulièrement: je suis très sensible à la question de la migration, de part mon histoire et de mon passé professionnel dans l’accompagnement de migrants. Sans rien en savoir, Laura me fait découvrir un jardin potager bio au sein même de la ville et qui est cultivé par des migrants dans le cadre d’un programme d’aide à l’insertion: je suis fan ! J’achète d’ailleurs une quantité phénoménale (à l’échelle de ce que je peux porter dans mon sac à dos de 40 litres) de tomates cerises pour une somme dérisoire, enchantée de pouvoir maigrement contribuer à cette initiative. Plus tard dans l’aprės-midi, Laura m’emmène découvrir un peu mieux la région et ses châteaux, en particulier le Château de Sarriod de la tour où je ferai notamment connaissance avec un personnage médiéval à la modernité déconcertante et dont j’ignorais l’existence jusqu’ici: il lecca-culo (je n’ose traduire…).
Un apéritif, une pizza, une balade et un verre plus tard, je me couche reposée, régénérėe et extrêmement reconnaissante, prête à reprendre le chemin et à en apprécier chaque moment.






