Via Francigena

Jour presque 1 et J 1: Paris – Lausanne / Lausanne – Vevey

Le jour presque 1 c’est un peu le début…mais pas tout à fait. 6h45 de bus de Paris à Lausanne, point où je rejoins la Via Francigena. Des paysages bucoliques, des images symboliques car liées à des souvenirs d’enfance ( « la maison pyjama » de Pontarlier pontarlier devant laquelle on passait pour aller chez mes grands-parents maternels quand j’étais enfant…). Et oui, commencer en Suisse et poursuivre en Italie n’est pas un hasard, les deux pays sont mes pays d’origine et me créent chacun des émotions incroyables.

Arrivée à Lausanne, je file à la cathédrale pour deux raisons: pour mettre mon tampon sur ma credentiale, sorte de passeport qui permet tout au long du chemin de pouvoir être hébergé dans les hébergements de pèlerins, et aussi parce que c’est là que l’idée de faire ce chemin a germée en moi, quand je suis passée la visiter lors d’un voyage familial en mars dernier, et que j’ai découvert que ce chemin existait. J’en ai tout de même profité pour faire vite fait une petite prière pour être protégée tout au long de ma route, au cas où « Il » existerait vraiment (vous aurez compris que je ne suis pas la pėlerine typique, car ce chemin je le fais pour me reconnecter à moi, à ma nature profonde et non à une puissance divine (bien que certains disent que c’est la même chose).

Bref, je me dirige ensuite vers le camping de Vidy…ben oui, j’ai pas trouvé d’hébergement à un prix décent, donc la citadine que je suis va dormir au camping pendant 4 nuits sur le trajet suisse ! Oh j’ai de l’entraînement, j’ai passé des vacances au camping quand j’avais 17 ans 🤣. Installation nickel, puis, l’apothéose de la journée, petite baignade dans le lac au coucher du soleil, une merveille ! Et pour finir une petite bière au resto du camping avec animation musicale très 60’s-80’s…qui durera un bon moment après mon retour dans ma petite tente…Et quand ça s’arrête la pluie prend le relais, parce que sinon c’est pas drôle. Et là, la panique me saisit: ça va tenir cette toile ? J’ai jamais testé sous la pluie…puis j’entends des pas tout près de ma tente, c’est quoi ? Quelqu’un cherche à me voler ? Je me redresse droite comme un i ou comme on peut se redresser droit comme un i dans une mini-tente. Ben non, c’est juste les voisins qui rentrent…un excellent exercice de lâcher-prise la nuit au camping, je recommande !

Mais le matin finit par arriver, je me réveille et j’ai mal partout mais cela n’atteint pas mon enthousiasme. Nous sommes le jour J !

Replier ma tente est un jeu d’enfant maintenant que je suis experte en camping, et après un petit café (Je peux renoncer à beaucoup de confort mais sûrement pas à mon café du matin), je pars…ouch le sac est quand même lourd, je suis pas sûre que mes pieds soient si à l’aise non plus, mais le lâcher-prise n’est pas réservé à la nuit. Je fonce, mais c’est sans compter le triathlon organisé à Lausanne qui me rajoute plein de détours et me fait aussi mieux comprendre pourquoi tout est booké à Lausanne. Mais bon l’ambiance est sympa.

Je finis par les dépasser (Et oui, je sais, ça fait classe) et à continuer tranquillement mon chemin dans ce décor enchanteur. Tout s’est bien passé, j’ai croisé plusieurs personnes très sympas dont un monsieur qui a fait le chemin de Besançon à Aoste récemment), mais mon corps se rappelle à moi et les derniers kilomètres sont une torture, j’ai mal partout ! Je maudis ce prochain camping qui est encore plus loin que la fin de l’étape. Mais en arrivant au camping de la Maladaire, j’oublie tout: l’endroit est adorable, je plante ma tente juste au bord du lac et je file me baigner. Ouf ! Bon le soulagement est de courte durée car il se met à pleuvoir et il faut me réfugier dans la tente (qui d’ailleurs ne fuit pas Pour mon grand bonheur). Je vais pas faire long feu mais quelle journée bien vécue ! Pourvu que j’arrive à bouger au réveil demain…

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